Courir autour de Grenoble

Quinze itinéraires de trail balisés sur cinq secteurs dans la métropole grenobloise permettent de s’évader sur les hauteurs. Mariek et ses amis ont testé le trail de la Bastille, qui offre trois parcours différents : avec en prime de superbes panoramas !

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C’est connu, Grenoble est la métropole la plus plate de France. C’est aussi la seule ville de France où la montagne est à deux pas et où l’on peut aller courir ou marcher en pleine nature sans prendre sa voiture. Sur les contreforts des massifs de la Chartreuse, du Vercors et de Belledonne, de nombreux sentiers ont été balisés pour les passionnés de trail, débutants ou aguerris. Il y a un mois, Mariek, 43 ans, et ses trois amis ont fait le trail de la Bastille : un circuit qui débute dans le quartier historique de Saint-Laurent, sur la rive droite de l’Isère.

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Le départ s’effectue sous les fortifications de la Bastille, hautes murailles militaires construites par Vauban au XVIIe siècle et remaniées au XIXe par le général Haxo. Trois courses sont proposées : une facile de 4,5 km, une autre plus longue de 10 km et une encore plus difficile de 17 km. « Nous avons décidé d’aller jusqu’au Mont Rachais, un itinéraire de 10 kilomètres et de 700 mètres de dénivelé. Pour éviter la chaleur, mieux vaut partir de bon matin. Au début, c’est un peu raide mais pas trop sévère, si on a un peu d’entraînement », témoigne Mariek. Quelques foulées plus tard, le groupe se retrouve au pied de la forteresse, desservie par de grands escaliers. Là, plus question de courir : on prend son souffle et on évite de s’arrêter en route pour garder le tempo. Au bout de quelques minutes, un superbe panorama s’ouvre. En bas, Grenoble semble toute petite et l’agglomération s’étend à perte de vue, dominée par les sommets de Belledonne, du Vercors et de l’Oisans.

À la Bastille, une petite pause s’impose au point d’eau. Direction le mont Jalla, puis le mont Rachais. Au Jalla, un mémorial a été érigé en hommage aux troupes de montagne qui se sont battues pour la nation. De là, on aperçoit au loin le Grand Veymont, l’Obiou et le massif des Écrins et par temps clair, le Mont-Blanc. Puis, le chemin se transforme en un sentier qui se faufile en sous-bois. Très vite, on se retrouve en pleine montagne, dans un univers qui n’a plus rien à voir avec le milieu urbain. Les plus sportifs peuvent continuer jusqu’au mont Rachais, qui culmine à 1046 mètres d’altitude, à l’extrémité sud du massif de la Chartreuse. La descente se fait du côté de La Tronche par une pente en lacets un peu plus raide. Arrivé dans la rue Saint-Laurent, on peut enfin flâner dans ce quartier où se mêlent artisans, ateliers d’artistes et cafés populaires.