Découvrir Vienne… en gyropode

Visiter la ville de Vienne et ses trésors de façon insolite et ludique, en gyropode Segway. Sensations et fous rires garantis ! 

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Margot, 70 ans habitante de Givors, a convaincu sa fille Céline, 50  ans et sa petite fille Pauline, 20 ans se sont donnés rendez-vous pour faire une originale. Bien sûr, on a une petite appréhension en montant sur ce drôle d’engin électrique avec ses deux grosses roues et son guidon qui tourne à 360 degrés. Sourire olympien et voix suave, François Nemoz se fait rassurant : «Pour avancer, on avance le buste. Pour freiner, on le recule et on appuie sur ses talons. Surtout, tenez-vous droites et regardez devant vous ! La machine s’occupe de votre équilibre.»

Dix minutes plus tard, munies d’un casque et d’une oreillette, Pauline, Céline et Margot s’élancent en file indienne derrière leur guide pour une balade à travers deux mille ans d’histoire, de l’Antiquité au temps des cathédrales puis à l’ère de l’industrie textile, sur les rives de la Gère. Incroyable comme ces drôles de montures pourtant imposantes se faufilent en silence et sans frémir entre les piétons, souvent amusés. Les pavés des ruelles médiévales et les petites butées des trottoirs ne sont pas un problème. « Les gyropodes Segway sont les plus sécurisés du marché », certifie François entre deux anecdotes sur l’histoire de la ville.

Patrimoine, glisse et gourmandises

Durant les trois semaines du festival de jazz en juillet, les gyropodes évoluent ainsi de scène en scène musicale dans une ambiance festive, parmi la foule. Des circuits gourmands sont même proposés en sous-bois, dans les fameux vignobles de Seyssuel, sur la colline, avec dégustation à la clé.

 

Pour l’heure, Pauline, Céline et Margot grimpent par une route escarpée sur la colline du Pipet en face. Là-haut, le panorama sur le théâtre antique, le Rhône et la quarantaine de monuments historiques se déploie en majesté : «Wouaw ! » 

La redescente est presque euphorique. Mère, fille et petite-fille, maintenant rodées aux commandes, n’ont plus qu’à se laisser glisser… « Attention, pas trop vite quand même », tempère François en invitant à tourner à gauche. Le temple d’Auguste et Livie avec ses seize colonnes corinthiennes fait toujours son effet quand il surgit au miieu des terrasses de café ! La visite se poursuit sans fatigue, entre vieilles pierres et fresques contemporaines... Une petite douceur est pourtant bienvenue : François propose une halte surprise à la chocolaterie Panel, une institution à Vienne depuis quatre générations. Aussi fondant que craquant, son « galet du Rhône » au chocolat est un délice, à l’image de ces deux heures... Le patrimoine viennois a décidément de multiples facettes.