À la rencontre de la tortue cistude sur l’Isle Crémieu

Royaume de la tortue cistude et de nombreuses espèces protégées, l’étang de Lemps est un havre de nature classé « espace naturel sensible » qui s’étend sur 23 hectares.

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" Regarde, là, il y en a une qui prend son bain de soleil , s’exclame Louisie. "

« L’étang de Lemps et plus largement l’Isle Crémieu accueille sans doute la dernière population naturelle d’Auvergne Rhône-Alpes, soit une centaine d’individus dans l’étang », confirme Benjamin Balme, guide nature et gestionnaire du site au Département de l’Isère. Impatients de la voir en vrai, Arsène et Louisie, six et huit ans, ont déjà rejoint l’observatoire de bois, style « ma cabane au Canada », d’où l’on peut discrètement les épier sans être vus par d’astucieuses trappes.

Après cette séquence d’observation, la balade reprend sur le chemin boisé peuplé de charmes et d’arbres têtards qui fait le tour de l’étang. Certains évoquent l’arbre chantant de Pocahontas de Walt Disney avec leurs troncs énormes aux formes fantastiques ! Les enfants s’étonnent aussi de ces énormes touffes herbeuses formant comme des îlots surélevés au milieu de l’eau : « Ce sont des carex, des plantes de marais pour certaines centenaires, dont les tiges et les racines se sont entrelacées», précise Benjamin Balme, guide nature et gestionnaire du site au Département de l’Isère. Le petit peuple des marais n’a pas fini de fasciner… Et face à ce paysage mordoré, on comprend aussi que le coin ait inspiré de célèbres peintres impressionnistes au XIXe siècle, comme Corot ou Daubigny.

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Après cette séquence d’observation, la balade reprend sur le chemin boisé peuplé de charmes et d’arbres têtards qui fait le tour de l’étang. Certains évoquent l’arbre chantant de Pocahontas de Walt Disney avec leurs troncs énormes aux formes fantastiques ! Les enfants s’étonnent aussi de ces énormes touffes herbeuses formant comme des îlots surélevés au milieu de l’eau : « Ce sont des carex, des plantes de marais pour certaines centenaires, dont les tiges et les racines se sont entrelacées», précise Benjamin Balme. Le petit peuple des marais n’a pas fini de fasciner… Et face à ce paysage mordoré, on comprend aussi que le coin ait inspiré de célèbres peintres impressionnistes au XIXe siècle, comme Corot ou Daubigny.

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Situé à quelques encablures du fleuve Rhône, entre Optevoz et Saint-Baudille-de-la-Tour. Ségolène, Bruno et leurs trois enfants ont passé une journée de rêve à l'étang de Lemps . Un dimanche en famille au bord de l’eau, en pleine nature, loin du bruit de la ville, à écouter le chant des oiseaux et le frissonnement du vent dans les feuillages. C’est le programme de cette journée de printemps où les heures s’allongent dans d’infinies variations de lumières. L’objectif était d’arriver sur le site avec la rosée encore fraîche, pour surprendre un maximum d’espèces sauvages. Comme d’habitude, la benjamine, Paola, deux ans et demi, était prête la première. À neuf heures tapante, la petite famille, venue des coteaux du Lyonnais, dépliait la poussette canne sur parking, munie d’un bon pique-nique, de carnets de croquis, d’un filet à papillons et de l’indispensable paire de jumelles.

À l’orée du site, une mare pédagogique et des panneaux illustrés invitent déjà à faire connaissance avec les principaux hôtes des lieux et leurs biotopes. Muscardins, grenouilles agiles, grèbes huppés… La vie grouille dans ces eaux faussement calmes ! Les naturalistes ont répertorié pas moins de 2 000 espèces animales et végétales - dont certaines rares et protégées, comme l’orchis des marais, la naïade marine, le blongios nain…  Et bien sûr la tortue cistude, vedette du site. Reconnaissable à son long cou noir à pois jaunes, elle a trouvé ici des conditions idéales, entre coteaux bien secs pour la ponte et lieux de baignade. Une dune spécialement aménagée (unique en Europe !) permet aux femelles de couver à l’abri des prédateurs.

Impatients de la voir en vrai, Arsène et Louisie, six et huit ans, ont déjà rejoint l’observatoire de bois, style « ma cabane au Canada », d’où l’on peut discrètement les épier sans être vus par d’astucieuses trappes. « Regarde, là, il y en a une qui prend son bain de soleil », s’exclame Louisie.  

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Expériences proposées